50ème volume (déjà !) de la collection UHL, De l’espace et du temps nous offre un voyage vertigineux, émerveillant et définivement chargé en sense of wonder direction Mars. Comme pour Eversion du même auteur, un texte compliqué à chroniquer, mais que j’ai beaucoup apprécié (et plus je réfléchis, plus je l’apprécie).
Je remercie les éditions Le Bélial pour l’envoi de ce titre en service presse.

De l’espace et du temps
Auteur : Alastair Reynolds (Traduction de Laurent Queyssi)
Paru aux Éditions Le Bélial dans la collection Une Heure Lumière en mars 2024. VO parue en 2005.
Pages : 112
4ème de couverture
Mars, d’ici deux décennies…
Au début, ils ont cru pouvoir y échapper. Jusqu’à ce que la Catastrophe, un virus militarisé qui a fauché l’humanité en un temps record, frappe la colonie à son tour. Aussi, depuis qu’il a inhumé Katrina Solovyova, John est seul, il ne reste plus que lui. Lui et Pavonis Mons, qu’il contemple à travers une baie blindée. Et aussi ce mystérieux piano blanc, un Bösendorfer — et ce non moins mystérieux musicien excentrique aux lunettes ridicules qui lui parle parfois… Que faire, lorsque vous êtes l’ultime représentant de votre espèce ? En finir une bonne fois pour toutes ? Ou entreprendre la plus magnifique des quêtes, la plus vertigineuse, la plus sidérante des aventures ? John Renfrew est le dernier être humain. Le dépositaire de l’esprit de découverte et de la soif de savoir de l’humanité tout entière. Et il a un univers à explorer…
De l’espace et du temps : la naissance d’une étoile
Je disais d’Eversion, seul autre roman de l’auteur lu à ce jour (monumental coup de cœur par ailleurs, je le recommande), que c’était un roman singulier, c’est également le cas De l’espace et du temps. Sauf qu’ici, les singularités sont multiples, et nébuleuses.
De l’espace et du temps, c’est une novella qui fait part belle à l’émerveillement et au sense of wonder, domaine duquel l’auteur, Alastair Reynolds, semble être l’un des maîtres.
John Renfrew est le dernier homme sur Mars, de la Terre, et même du Système solaire. Après l’émergence d’un virus qui a ravagé la Terre et l’a rendue inhabitée et inhabitable, et sa propagation sur la colonie martienne de Pavonis Mons, il est seul. Quand on est seul, comment ne pas se laisser abattre ? Comment continuer d’avancer ? a-t-on seulement envie de continuer à avancer ? Comme le dit si bien John, il existe des centaines de manières de s’y prendre afin de rejoindre le reste de son espèce. D’ailleurs, cette vision d’un homme aux costumes bigarrés et aux lunettes en étoile serait-elle réellement due à son implant oculaire ou serait-ce le témoignage d’une folie naissante et relative à la solitude ?
Ce texte regorge de questionnements sur la nature humaine : qui sommes-nous ? Quelle est notre place ? Comment évolue-t-on ? Comment fait-on pour (sur)vivre ? Presque à la manière d’un essai philosophique existentialiste tirant sur l’eschatologie (doctrines et croyances qui s’intéressent à la finalité des temps et de l’Homme). John Renfrew a sa propre réponse à ces questions (et à d’autres…), car la fin du texte nous rappelle l’espoir et la résilience dont l’espèce humaine a toujours su faire preuve, au moins à ce jour.
En résumé : Un texte très contemplatif qui questionne sur l’Humain, et laisse de l’espoir à quant ses évolutions futures. Une très chouette lecture qui plaira à celleux qui apprécient se laisser porter et émerveiller.
Finalement, je ne peux que vous proposer d’accompagner votre lecture avec deux titres qui résonnent dans l’immensité martienne :
Et vous, qu’en avez-vous pensé ?
Cette lecture s’inscrit dans la complétion du Défi Lecture Imaginaire 2024 dans la catégorie P5D6 : Un livre dont le titre est énigmatique ou poétique
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- L’épaule d’Orion, Gromovar, Le Maki, Célinedanaë, vous (mentionnez-le en commentaire) ?
Même si le résumé ne me tente pas, j’avoue que le vertige dont tu parles et les questionnements oui. Je risque donc de me laisser tenter ^^
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J’espère qu’il te plaira. Je pense que c’est un titre qui passe ou qui casse.
(Et désolée pour le ping fantôme, il me semblait bien que j’avais oublié quelque chose en programmant mon article hier soir ><)
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Ayant quand même adoré Eversion, ça me donne envie ><
(Pas de souci lol ça m'a fait bizarre parce que je ne l'avais pas lu ^^!)
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Bonjour Elwyn
J’ai trouvé qu’il y aurait eu matière à faire quatre textes indépendants (les 4 « parties »). L’évolution est intéressante, a présence de « deux ex machina » l’est aussi. Ca m’a évoqué certaine soeuvres d’Asimov ou de Baxter.
Je crois bien que c’était le premier bouquin du Bélial que je lisais (lu dans le cadre du « challenge marsien »)…
(s) ta d loi du cine, « squatter » chez dasola
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